@ Chloé Vollmer-Lo

Caroline Solé

Directrice de la publication, cofondatrice de MUSIC

Romancière de littérature jeunesse, ses livres ont été récompensés par plusieurs prix littéraires. Diplômée d’une école de journalisme, elle a travaillé au cabinet d’une mairie d’arrondissement à Paris et a été chargée de communication numérique à l’université Paris-Sorbonne. Cofondatrice de MUSIC, elle coordonne la production et le développement du média.

Un souvenir d’enfance lié à la musique ?
Chanter Souchon en famille dans la voiture. Légèreté et nostalgie.

Ton meilleur souvenir de concert ?
Rid of me de PJ Harvey en ouverture de son concert à l’Olympia en 2001, qu’elle chante en solo dans une mini-robe rouge moulante, guitare électrique en bandoulière. La claque PJ, sensualité et révolté mêlées.

Ton concert le plus galère ?
Quand je me suis perdue en pleine nuit dans le bois de Vincennes à 14 ans après un concert de Michael Jackson… Depuis, je fuis les shows XXL et les hippodromes.

Quelle chanson a éveillé ta conscience, et pourquoi ?
L’album The wall de Pink Floyd, début de ma révolte adolescente. Je détestais le système scolaire. Mon premier tag sur la porte des toilettes :« Divided we stand, together we fall », puis j’ai peint les murs de ma chambre en noir.

Vu ton caractère, quelle chanson tes parents ont-ils écoutée le jour ensoleillé, ou la folle nuit, de ta conception ?
Paranoid android de Radiohead, 6 minutes 23 de montagnes russes émotionnelles qui commence par ses paroles géniales : « Please could you stop the noise ? I’m trying to get some rest from all the unborn chicken voices in my head ».

Tu adores faire du crochet, c’est zen et ça te permet de réduire ton budget chaussettes. Dans ces moments de plénitude, quelle musique écoutes-tu ?
L’album Chet Baker sings, so cool.

Ta patronne est une crème, tu l’adores, alors tu sors ton ukulélé ou ta flûte à bec, et tu lui fredonnes une chanson d’amour : laquelle est-ce ?
Walk the line de Johnny Cash, mais je démissionne quand même en chantant Folsom prison blues.

À l’inverse, ton patron est un tyran : quelle chanson lui passerais-tu le jour de ta démission ?
Bloody mother fucking asshole de Martha Wainwright.

En flânant dans les rues, d’humeur bucolique, tu marches malheureusement dans la merde. Quel morceau avais-tu en tête ?
Je fredonnais Au bord de le mer sous la pluie de Dominique A en me croyant sur ma plage bretonne avant de réaliser que j’étais à Paname…

L’artiste le plus loufoque ?
Björk, à ses débuts, avec son style d’inuit punk qui n’en fait qu’à sa tête.

Comme tu es sympa et bienveillant(e), face à l’actualité flippante, tu décides d’organiser le plus grand flashmob de la planète. Quel morceau choisis-tu ? 
Louxor, j’adore de Philippe Katerine pour remettre le son !

Ta pépite méconnue ?
Mari Boine My friend of angel tribe (Mu ustit, engeliid sogolas en VO), un chant saami, trip chamanique qui me donne les larmes aux yeux.