Directeur adjoint du label Roy Music, membre de commissions CNM (Centre national de la musique) et SCPP (Société civile des producteurs phonographiques).
Ton meilleur souvenir de concert ?
Une release party du groupe The President of USA à la patinoire Sonja Henie de Bercy. J’ai adoré le concept. Tout le monde chaussé de patins à glace et le groupe qui jouait son nouvel album sur une scène montée sur la glace. Super souvenir ! C’était en 1996.
Un souvenir d’enfance lié à la musique ?
Mon premier « vrai » concert. J’avais déjà vu quelques groupes rapidement sur scène, mais ce concert de Depeche Mode à Bercy, fin des années 80, reste un moment très fort. J’adorais déjà tellement leur musique, mais les voir sur scène m’a complètement retourné, surtout Dave Gahan. Une vraie bête de scène. Son jeu sensuel, tout en déhanchés et tournoyant sur lui-même, m’avait retourné.
La pépite méconnue ?
Ella Lewis, une jeune artiste en devenir. Nous l’accompagnons au sein de Roy Music depuis peu de temps, et c’est un gros coup de cœur. Ella dévoile une pop élégante aux inflexions jazz.
L’artiste le plus loufoque ?
Il y en a beaucoup… Je pense tout de suite à Philippe Katerine. J’aime beaucoup son univers absurde et kitsch. Personnage très poétique et décalé. Je pense aussi à Stupeflip, un mélange de rap, punk, électro, avec un univers totalement halluciné.
Quelle chanson a éveillé ta conscience, et pourquoi ?
J’ai plutôt envie de parler d’artistes qui, à différents moments de ma vie, m’ont accompagné dans mes évolutions e mes combats. Je ne vais pas être original, mais je pense immédiatement à Leonard Cohen, dont les chansons interrogent sur la spiritualité, l’amour, la condition humaine.
Tu adores faire du crochet, c’est zen et ça te permet de réduire ton budget chaussettes. Dans ces moments de plénitude, quelle musique écoutes-tu ?Tricot Machine, un super groupe québécois, que j’ai eu la chance d’accompagner sur leur développement en France. Indispensable !
Vu ton caractère, quelle chanson tes parents ont-ils écoutée le jour ensoleillé, ou la folle nuit, de ta conception ?
Comme mon frère, Benoît.
En flânant dans les rues, d’humeur bucolique, tu marches malheureusement dans la merde. Quel morceau avais-tu en tête ?
Dirty old town des Pogues.
Comme tu es sympa et bienveillant(e), face à l’actualité flippante, tu décides d’organiser le plus grand flashmob de la planète. Quel morceau choisis-tu ?
Pourquoi pas Breathe de Pink Floyd, titre très enveloppant qui ralentit le temps ? Et Skinny love de Bon Iver, plus chaud, plus rassurant, comme un refuge.